Non seulement c'est un sujet d'actualité autour de Noël, il revient aussi de plus en plus souvent lors des consultations en cabinet : le sucre.

 

Il fait son apparition dans nos assiettes à la fin du Moyen Âge, mais il reste un plaisir rare et réservé aux nantis pendant des siècles.

 

La véritable folie du sucre commence au XVIe siècle lorsque les Portugais plantent les premières cannes à sucre au Brésil.
Seule la culture du tabac parvient à rivaliser avec celle de la canne à sucre !

 

Au XIXe siècle, la découverte des techniques industrielles pour transformer la betterave sucrière en sucre cristal en Europe entraîne une explosion de la production, multipliée par 1000.

Le sucre envahit tout : la pâtisserie, la boulangerie, la viennoiserie, les boissons chaudes et froides (limonade), les sauces et bien sûr la confiserie.

Les bonbons deviennent le symbole de l'enfance heureuse, de la joie, de la fête (Saint-Nicolas, Noël, anniversaires...).

De produit de luxe, le sucre devient produit banal, complètement intégré à nos habitudes, et ce d'autant plus que nos organismes sont désormais « demandeurs » de glucose à chaque étape de la journée. Sans apport constant de « petit sucre » dans le café, de « petit chocolat », de chewing-gum, de bonbons et de snacks en tout genre, nous avons l'impression de déprimer.

En France, la consommation annuelle de sucre par habitant est de 35 kg. Aux Etats-Unis, elle est de 79 kg par an et par habitant.

 

Ce bouleversement a entraîné une kyrielle de maladies. Dès le XIXe siècle, l'obésité devient le blason de la bourgeoisie d'affaires. Ce phénomène nouveau (à cette échelle) est d'abord perçu comme un signe de prospérité, et il faudra un siècle entier pour que les mentalités évoluent, et comprennent qu'il s'agit en réalité d'un signe de maladie.

La prise de conscience se fait après la Seconde Guerre mondiale, alors que l'obésité devient un phénomène visible et inquiétant, d'abord dans les villes américaines, puis en Europe.

 

Certains médecins commencent à mettre en garde contre le sucre, mais sans résultats. La consommation ne cesse de monter. Émerge dans les années 60 la théorie que le sucre serait une drogue.

 

En effet, l'ingestion de sucre provoque une sensation d'euphorie et de satiété. Mais après un pic de production d'insuline, le taux sanguin de sucre (glycémie) s'effondre brusquement, provoquant un mal-être, voire une sensation d'étourdissement ou cas d'hypoglycémie. On se trouve dans un état de manque addictif qui pousse à rechercher une nouvelle prise de sucre.

Cette prise permet la disparition temporaire des sensations désagréables : anxiété, angoisse, fatigue, baisse de l'activité cérébrale (mémoire, acuité mentale...). Puis s'ensuit de nouveau une baisse de la glycémie, un effet d'hypoglycémie, de demande de sucre. Le cercle vicieux de l'addiction se met en place.

 

C'EST LE SUCRE - ET NON LA GRAISSE - QUI EST LA PREMIÈRE CAUSE D'OBÉSITÉ !

 

L'obésité est l'augmentation anormale de la graisse corporelle, appelée « masse adipeuse ». Elle découle de l'absorption rapide du glucose dans les cellules au moment du pic d'insuline qui suit immédiatement la prise de sucre.

 

Le corps se retrouve dans cette situation bizarre où :

- les cellules sont gavées de sucre et n'ont plus d'autre choix pour le stocker que de le transformer en graisse ;

- le sang est appauvri en sucre au moment où s'installe l'hypoglycémie, poussant le cerveau à réclamer un supplément de sucre alimentaire.

 

Les corps gras s'accumulent dans les tissus. L'obésité s'installe.

 

Mais les problèmes ne s'arrêtent pas là. Gavées de sucre, les cellules perdent progressivement leur sensibilité à l'insuline, une hormone fabriquée par le pancréas, qui leur commande d'absorber le sucre sanguin.

Elles refusent d'intégrer davantage de glucose, le taux de glucose sanguin monte (hyperglycémie) et c'est bientôt le diabète de type 2 (diabète sucré).

 

Le diabète de type 2 est une maladie grave, car un sang trop chargé en sucre est toxique pour les parois des vaisseaux sanguins.

Le sucre en circulation dans le sang provoque le rétrécissement des artères. Les complications par la suite sont nombreuses : perte de sensibilité périphérique (notamment au niveau des pieds) et perte de vision, augmentation des troubles cardio-vasculaires et rénaux,

En fait, le diabète de type 2 peut provoquer virtuellement des catastrophes dans tous les organes, même si les attaques cérébrales, l'infarctus, l'amputation des pieds et la cécité (le fait d'être aveugle) sont les conséquences les plus fréquentes.

 

Tout cela n'est pas un secret ! Les médecins comme les responsables de l'hygiène alimentaire le savent parfaitement. Le problème est qu'ils ne proposent en général pas de solution efficace pour sortir de cette dépendance. Et pourtant, les pistes existent :

 

- la cure de désintoxication

Pour sortir de la dépendance au glucose, la première chose est de ne pas désespérer.

Comme pour les drogues, le plus dur est toujours au début. Il faut savoir que vous pouvez assez facilement perdre l'habitude et le goût immodéré pour le sucre.

Ainsi boire son café ou son thé sans sucre, remplacer le dessert sucré par des noix et du fromage, boire de l'eau plutôt que des boissons sucrées, est frustrant au départ.

Mais il ne faut que quelques jours pour s'habituer à ce régime et développer un nouveau goût, beaucoup plus sensible au sucre, et beaucoup plus facilement écœuré face à l'excès sucré.

 

- le jeûne

Afin de purger les cellules de leur glycogène (glucose stocké), les exercices physiques réguliers sont bien sûr de mise, mais la méthode la plus efficace est le jeûne de courte durée.

Au bout de 36 heures, les réserves de glycogène sont épuisées et vous entamez vos réserves de graisses (catabolisme des lipides).

 

Selon une toute nouvelle étude publiée dans la revue PNAS, la fréquence de nos repas, et en particulier le dîner, seraient en contradiction avec les rythmes naturels du corps : « Pour nos ancêtres, la nourriture était rare et principalement consommée pendant les heures du jour, faisant place à de longues heures de jeûne nocturne. Avec l'avènement de l'éclairage artificiel et l'industrialisation, les humains modernes ont commencé à prolonger leur journée après l'obscurité, avec pour résultat une consommation supplémentaire de nourriture », expliquent les auteurs.

Ils recommandent d'adopter une forme de jeûne intermittent, par exemple une alimentation normale pendant 5 jours, et pas plus de 500 calories (kcal) pendant 2 jours.

Cela paraît toutefois très restrictif. Mon avis (qui n'engage que moi !) est qu'il serait déjà bien d'éviter de manger après le coucher du soleil, ou du moins de ne dîner que légèrement (car en hiver où le soleil se couche à 16 h 30, ce serait trop difficile).

 

Réduire le plus fortement possible votre consommation de sucre ne doit toutefois pas vous priver entièrement de glucose, car le glucose est un carburant puissant et rapide pour nos cellules.

Il est aussi important en tant que saveur, provoquant une mise en route des fonctions digestives et plus généralement hormonales et gastriques.

Mais il faut savoir que nous avons déjà dans notre alimentation de très nombreux aliments non sucrés et qui sont pourtant des sources majeures de glucose : pain complet, pâtes, légumineuses (lentilles, pois, haricots, fèves), céréales entières, et je conseille d'en limiter la consommation au profit des légumes verts, des protéines et des graisses.

En aucun cas vous ne risquez de manquer de glucose sous prétexte que vous ne mangez plus de sucreries !

 

Et pour le goût sucré, plutôt que de vous tourner vers l'aspartame et les autres édulcorants chimiques, vous pouvez vous tourner en toute sérénité vers la stévia.

La stévia est une plante originaire du Paraguay. Sa consommation est traditionnelle chez les indiens Guaranis pour donner une saveur sucrée à leur boisson traditionnelle, le thé vert ou maté. Elle a un pouvoir sucrant 300 fois supérieur au sucre raffiné. Et elle fait baisser le taux de carie et la glycémie des personnes qui l'utilisent. En plus, elle réduit l'appétit et le besoin en glucides.

 

En cette période de fêtes de fin d'année, faites vous plaisir - sans oublier toutefois que le plaisir est dans la qualité et non pas dans la quantité. Et pour finir : le meilleur produit sucré reste le chocolat noir

Joyeuses et heureuses fêtes !

 

Patricia LARCHER

Diététicienne - Naturopathe - Iridologue

 

LIMOUX / ESPERAZA / ALAIRAC

06 30 61 93 87

 

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